Aquarelles et dessins de Yann André Gourvennec


volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, “pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée” (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe - l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps - pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)



dans la bouche du cyclope: l’anti-musée de Jean Tinguely

Le Cyclope de Jean Tinguely, photo d'ensembleLe Cyclope (ou Cyclop) de Jean Tinguely (photo de gauche, photo par l’antimusée) est une sculpture monumentale de l’artiste Suisse et de son épouse, la sculptrice franco-américaine Niki de Saint Phalle.

Il s’agit d’une statue de 22 mètres de haut, de 300 tonnes d’acier et qui est en fait l’œuvre collective de 15 artistes internationaux dont Niki de St Phalle, César, Arman, etc. Débutée en 1969, sa construction a pris plus de 10 ans et son achèvement 10 ans supplémentaires.

Yann Gourvennec - AquarellisteLa sculpture surtout n’est pas un monument figé, mais un ‘anti-musée’, un musée de la vie, en perpétuel mouvement, en perpétuel changement.

De la bouche du cyclope jaillit de l’eau, à intervalle régulier une machine infernale se met en branle afin de faire circuler d’énormes billes d’acier.

la phase 1Cette machine est un symbole du mouvement erratique et illogique du monde. La machine bouge, mais son but est incompréhensible. Dans la tête du cyclope on trouve aussi une pièce de théâtre absurde avec un (faux) marteau qui enfonce une bouteille dans une table de façon répétitive et infinie.

la phase 2Et enfin, les milliers de morceaux de verre collés sur la structure de la statue par Niki de St Phalle, reflètent la lumière dans sa diversité sans cesse renouvelée.

la phase 3Il ne s’agit donc pas d’une statue au sens étymologique du terme (personne insensible) mais bien d’un anti-musée, de l’anti-thèse d’un monde figé sur son passé.

J’ai inséré les différentes phases de cette mini aquarelle [10cmx10cm] qui montre les visiteurs de la statue (car elle se visite, ce qui ajoute encore à son caractère vivant), dans la gueule du cyclope.

 

Le Cylcop(e) est visible dans la forêt de Milly la Forêt, près de Fontainebleau. Le nombre de visiteurs est limité pour ne pas détériorer la statue et pour des raisons de sécurité. Elle n’est pas ouverte toute l’année : voir les accès et les horaires sur le lien ci-dessous sur le site Art Public.



la villa Hallé depuis la nouvelle maison du 38bis rue Hallé (acrylique)

draft rue Hallé à l'acryliqueAprès les explications données il y a quelques mois au sujet d’une aquarelle sur la Villa Hallé, cette impasse privée d’un lotissement de 1830 appelé “Village d’Orléans” dont où une nouvelle maison d’architecte vient d’être construite à l’emplacement une ancienne maison, je voulut reprendre ce dessin, pour en donner une version à l’acrylique, qui a l’avantage de présenter des caractéristiques techniques proches de l’aquarelle (dilution à l’eau, possibilité de faire des lavis assez similaires à l’aquarelle) tout en permettant une certaine opacité et une épaisseur proche du travail de la peinture à l’huile.

vignette finale rue HalléAvec l’acrylique, comme l’huile, on peut travailler dans l’humide et dans le sec, ce qui permet des effets différents. Voici 2 étapes de cet acrylique, une première étape en haut à gauche avec un jus assez dilué qui m’a permis d’appliquer les premières couleurs sur quasiment l’ensemble du tableau, puis avec les finitions (à droite) l’étape finale où j’ai pu affiner le jeu des couleurs avec un travail particulièrement minutieux sur les arbres de la villa.

Cliquez sur les vignettes afin de les agrandir.



Ecoute d’Henri de Miller à Ste Eustache

Petite Ecoute de Miller aux Halles de ParisLa représentation aquarellée de la tête du sculpteur Henri de Miller intitulé « l’écoute » qui est installée dans le jardin des halles à Paris à la sortie de l’église Saint-Eustache, est maintenant terminée.

Peu d’informations sur ce sculpteur dont on peut voir cependant quelques réalisations ici: