hallebardes à Blois

Cette photo fut prise la nuit à Blois, dans la vallée de la Loire. Pour ceux qui ne connaissent pas la ville, bien qu’il s’agisse d’une région absolument plate, la ville elle-même est perchée sur une colline qui domine la Loire ; un escalier assez raide mène à la superbe cathédrale Saint Louis. J’ai pris la photo un soir où la pluie tombait dru et formait des ruisseaux qui descendaient l’escalier. La pluie reflétait la lumière des lampadaires qui parait les murs de couleurs improbables.

From 12-chateauxdelaloire

[Fr] Les toits de Blois no.2 – étapes 4 & 5

Nous approchons de la fin de cette aquarelle avec les étapes 4 et 5 qui précèdent les finitions. Certaines parties nécessitant elles-mêmes de nombreux passages ne sont pas comptabilisées comme étapes à part.

Je prépare déjà l’aquarelle suivante qui sera également une sucession de toits (en nocturne) et un prolongement de «St Jacques au réveil».

voir la série des « toits de Blois » sur le blog de l’antimusée

les toits de Blois

les toits de Blois - dans l'étape 4

See and download the full gallery on posterous

Posted via email from Yann A Gourvennec

Aquarelle des toits de blois no.2 2ème étape

Voici la deuxième étape de la 2ème version des toits de Blois, dont nous avons déjà montré l’esquisse sur ce blog. Ici, les fonds de ciels et les premiers aplats de couleur. A la différence des techniques classiques d’aquarelle, je ne décide pas systématiquement de commencer par les couleurs claires en allant du clair vers le foncé. Je trouve en effet que certains effets plus dramatiques peuvent émerger en utilisant la méthode entièrement inverse. Ici, et comme souvent, je mélange les 2 techniques, ce qui donne un mélange d’aquarelle classique et de techniques plus proches de la bande dessinée.

Ainsi le mélange des 2 permet-il d’apporter un élément poétique au dessin, renforcé par la présence de « personnages » improbables (ici le chat en bas à gauche et le personnage dans sa cuisine à droite) inventés et ajoutés au dessin. Le chat perché sur le bord du balcon, en contre jour qui est plongé dans l’ombre soulignée par la sepia, sera encore plus caricaturalement représenté à l’encre de chine pour souligner cet aspect de contre-jour.

Voici les secrets de fabrication, mais ne vous y trompez pas, ceci n’a aucune importance. La poésie n’est ni dans la technique ni dans le choix du sujet, car le même résultat peut être obtenu sur un dessin plus abstrait (j’en ai réalisé quelques uns où j’ai mélangé figuratif concret et abstrait) voire complètement abstrait.

 La poésie n’a pas d’explication …

 Note: en prime la dernière image montre les essais de lettrages à l’encre de Chine en calligraphie originale. Le dernier essai entouré d’un cercle au crayon est celui qui sera utilisé pour le titre.

À suivre …

See and download the full gallery on posterous

Posted via email from Yann A Gourvennec

Esquisse des toits de Blois no. 2

Chose promise … Voici la suite des « toits de Blois » également en forme de triptyque inégal. La vue en quelque sorte inversée, prise depuis un des balcons qui est présent sur la vue no.1 (même si la vue initiale est très largement réinventée, comme celle-ci d’ailleurs, seul le point de départ est réaliste).

Une minette en contre-jour observe la maison d’en face, perchée sur le balcon.

Un reportage sera mis en ligne sur https://antimusee.wordpress.com Afin de montrer les différentes étapes de la construction de l’aquarelle, jusqu’au résultat final encadré.

 

À suivre …

See and download the full gallery on posterous

Posted via email from Yann A Gourvennec

Le Prophète au palais du Luxembourg

Le prophète

 

Le prophète de Louis Derbré

 

Nouvelle étude au Luxembourg avec l’installation temporaire de Louis Derbré, Le Prophète.

Il s’agit d’un petit format carré sur papier artisanal très difficile à travailler car il boit beaucoup l’eau, ce qui est une gageure pour moi car je travaille en majorité sur surfaces sèches, ce qui oblige même sur de si petites surfaces à attendre longtemps avant de passer plusieurs couches. C’est ce qui explique que, même si les aquarelles sont petites, elles prennent beaucoup de temps, voire même plus de temps si elles sont très petites (proportionnellement). A noter que sur des papiers à fort grammage, je peux être amené à passer jusqu’à 6-7 couches différentes sur une même surface avant d’avoir obtenu la teinte et le rendu voulu. 

C’est le cas notamment sur l’aquarelle en tiptyque égal intitulée ‘les toits de Blois

volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, « pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée » (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe – l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps – pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)

Blois: rue Pierre de Blois à l’aquarelle

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisVoici la petite dernière, un exercice de classicisme à l’aquarelle. Je livre ici les trois étapes du processus, à l’exception de l’étape préliminaire du dessin, pourtant très importante, qui a été omise ici. Les principales caractéristiques de ce dessin en sont le travail sur la perspective; marquée à gauche par les fuyantes du bâtiment principal, à droite l’escalier et le bâtiment de l’arrière-plan (marqué par son toit). Devant, pour apaiser le tout, les perspectives plates de la passerelle, et du bâtiment du fond derrière les buissons.

Le sujet en est la maison emblématique de la ville de bois, dans la ville haute, en contrebas de la cathédrale, dans la rue dénommée Pierre de Blois (il ne s’agit pas d’un personnage, mais de la pierre du pays, un beau calcaire qui blanchit avec le temps, et probablement même d’un bloc de cette pierre qui obstruait la rue, mais qui est maintenant enlevé). Cette maison, au numéro 13 de la rue Pierre de Blois, est également communément appelée maison de Denis Papin (il n’est pas sûr que Denis Papin y ait jamais habité).

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisL’étape numéro un, consiste a apposer les couches de fond, de la manière classique, c’est-à-dire toujours depuis le plus clair vers le plus foncé. Au moment où cette photographie a été prise, on avait déjà ajouté les premières ébauches des pans de bois de la passerelle et du corps principal du bâtiment.

L’étape numéro deux, représente la phase suivante de l’aquarellage de la pièce, c’est-à-dire l’application des couleurs supplémentaires et des premières ombres, ce qui commence à ce stade à donner un peu de profondeur à l’image. On notera que les zones de détail (espace derrière les fenêtres notamment) ont été laissées en blanc à ce stade.

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisLors de la dernière et troisième étape, nous avons ajouté les troisième ou quatrièmes couches de couleur, les ombres, et les zones de lumière à l’intérieur des ombres, les détails derrière la fenêtre, ainsi que le titre et la signature à l’encre de Chine sépia, calligraphiée à la plume D Leonardt

L’anecdote amusante du jour est que l’aquarelle sera bientôt exposée dans la maison elle-même au 13 rue Pierre de Blois.

les toits de Blois et quelques réflexions sur la photographie et la peinture

cliquer pour agrandirVoici ce que j’écrivais en peignant les toits de Blois (cliquer sur la vignette ci-dessus pour l’agrandir).

« Je n’ai pas peur de la photographie. C’est une alliée, une amie, une complice. Peu importe que mon point de départ soit une photographie, le résultat final n’aura dans tous les cas rien à voir avec elle. Quand bien même c’était le cas, mon but est tellement et tout naturellement éloigné de cet acte de ressemblance que la question ne se pose pas. C’est juste un moyen de rester plus longtemps en contemplation, figer l’instant d’observation.  » Note pour le triptyque égal Les toits de Blois 29 mai 2005.