les chaises de jardin à Jouarre

Par une belle soirée d’automne ensoleillée où la chaleur, bien qu’inhabituelle, nous a forcé à chercher à nous abreuver d’urgence, au coin d’une vieille demeure, propriété de l’abbaye de Jouarre, dans la Seine et Marne, ces quelques chaises passées et fatiguées, semblaient avoir encore plus soif que nous. On ne peut dire si elles faisaient partie de la vente de la brocante ou si elles étaient là pour s’asseoir et attendre que le jour passe …

deck chairs in Jouarre

chaises de jardin à Jouarre

vieux immeubles se reflétant dans des immeubles modernes

lobuildingdoldnew

Voilà un sujet qui m’obsède pas mal en ce moment, notamment dans mon travail photographique (voir ci-dessous).

C’est un peu comme dans “Mon Oncle” de Jacques Tati, où le cinéaste opposait – de manière assez caricaturale d’ailleurs – le Paris moderne et déshumanisé, propre et sans culture – au Paris crasseux (qui n’a pas complètement disparu d’ailleurs) – mais idiosyncratique, sympathique et bien de chez nous.

Sauf que là, le moderne et l’ancien se mêlent. On peut le déplorer – comme je le lis souvent dans les feuilles de chou du 14ème – ou simplement regarder les réflexions des bâtiments les uns dans les autres, une façon d’accepter le moderne et l’ancien, sans les opposer, en voyant ce qu’il y a de mieux dans les deux.

réflexion d’immeubles à Port Royal

ouvrir l’album artyStuff

la cathédrale de Reims se reflétant dans la médiathèque ultra moderne
j’aime particulièrement les chauve-souris qui sont cachées sur la façade et qu’on voit à deux endroits. Arriverez-vous à les trouver ?
ouvrir l’album artyStuff

Tryptique – St Jacques le jour – aquarelle

J’ai repris les pinceaux. En effet, notre livre « les médias sociaux expliqués à mon boss » a été remis à l’éditeur et j’ai enfin le loisir de faire autre chose que travailler.

Nissim de Camondo

Nissim de Camondo

Au menu aujourd’hui, le musée Nissim de Camondo, rue de Monceau , dans le 8ème arrondissement (un musée dépendant des Arts Décoratifs) : une belle demeure hantée par la tristesse d’une famille d’abord frappée durement en 1917 (mort au combat de Nissim de Camondo, fils de Moïse), puis en 1943 avec la déportation du reste de la famille, Béatrice (soeur de Nissim), son mari et ses 2 enfants. Ne restent plus que les meubles et les décorations du 18ème siècle, légués à la France à sa mort par Moïse, dans cet hôtel à la fois bizarre et esthétique, mélange de goût classique et de modernisme des années 1915 à 1930. La cuisine de l’hôtel de Moïse de Camondo est absolument époustouflante. Voir aussi cette superbe galerie de photos présentée par le musée Camondo.

Aujourd’hui aussi, la fin de cette aquarelle commencée il y a bien longtemps, et finie seulement en ce 23 janvier 2011. Une vue, cette fois ci de jour, du quartier Saint Jacques en tryptique. Mon regard se perd en observation de ce paysage urbain, qui ne bouge plus et qui pourtant est sans cesse renouvelé, selon l’heure du jour ou sa lumière.

A venir, un toit de la rue d’Assas, puis une autre vue de Saint Jacques, en fin d’après midi, un jour d’orage … 2 de mes thèmes de prédilection, qui se rejoignent. A suivre … je retourne à mes pinceaux !

Saint Jacques la nuit (version finale)

Saint Jacques La Nuit

Saint Jacques La Nuit

Saint Jacques la nuit, c’est le titre d’une nouvelle aquarelle, qui appartient à une suite dédiée aux toits de Paris en ce quartier Saint Jacques, près de Denfert-Rochereau(*). J’avais promis une meilleure image dans le post précédent, la voici arrivée.

Une vision différente d’une aquarelle déjà traitée sur ce blog intitulée Saint Jacques au réveil et qui en toute logique montrait la vie du quartier un matin.

Dans cette vue, la nuit est tombée sur le boulevard et les immeubles alentour se découpent en ombre chinoise. D’autres série à venir sur ce thème, dans la droite ligne des toits de Blois. Une autre également en préparation sur la base d’un poème du grand poète anglais, John Betjeman.

(*) non, ce n’est pas dans le 13ème, c’est dans le 14ème !

Le Prophète au palais du Luxembourg

Le prophète

 

Le prophète de Louis Derbré

 

Nouvelle étude au Luxembourg avec l’installation temporaire de Louis Derbré, Le Prophète.

Il s’agit d’un petit format carré sur papier artisanal très difficile à travailler car il boit beaucoup l’eau, ce qui est une gageure pour moi car je travaille en majorité sur surfaces sèches, ce qui oblige même sur de si petites surfaces à attendre longtemps avant de passer plusieurs couches. C’est ce qui explique que, même si les aquarelles sont petites, elles prennent beaucoup de temps, voire même plus de temps si elles sont très petites (proportionnellement). A noter que sur des papiers à fort grammage, je peux être amené à passer jusqu’à 6-7 couches différentes sur une même surface avant d’avoir obtenu la teinte et le rendu voulu. 

C’est le cas notamment sur l’aquarelle en tiptyque égal intitulée ‘les toits de Blois

Aquarella 2008 – Rueil Malmaison

affiche aquarella 2008 (petite)

affiche aquarella 2008 (petite)

Et nous voici repartis pour la 3ème année consécutive dans cette bonne ville de Rueil Malmaison, sur les bords de Seine tant chargés de l’histoire de la peinture du 19ème siècle, et toujours aussi empreints de poésie et de douceur de vivre.

Le premier dimanche de Septembre donc, comme chaque année, la mairie de Rueil organise le marché de l’aquarelle, un événement dédié entièrement à notre mode d’expression favori, et qui est sans doute la cause de votre venue sur ce blog.

J’ai donc préparé un fichier pdf (lien ci-après) afin de vous permettre d’imprimer librement l’affiche d’Aquarella 2008. N’hésitez pas à la mettre chez le boulanger, dans l’entrée de l’immeuble ou sur l’espace informations de votre entreprise. Et à bientôt à Aquarella 2008 !

Cliquer ici pour télécharger l’ affiche d’Aquarella 2008, le marché de l’aquarelle de Rueil Malmaison le 07 septembre 2008

il faut que tu respires …

le lotissement

le lotissement

un des dessins les plus récents, un lotissement imaginaire, comme sorti de la terre s’avance dans la campagne. Il s’agit en quelque sorte d’une reprise – sous un angle différent – d’un autre dessin de cette année (avant la pluie) où le ciel était le principal sujet.

Ici, c’est la terre, imposante mais aussi fragile qui prend le premier plan, comme menacée par ce béton qui avance. Il s’agit bien entendu d’une scène entièrement imaginée qui ne présente aucun point commun avec la réalité, surtout autour de nos grandes villes.

Il faut que tu respires …