Le Prophète au palais du Luxembourg

Le prophète

 

Le prophète de Louis Derbré

 

Nouvelle étude au Luxembourg avec l’installation temporaire de Louis Derbré, Le Prophète.

Il s’agit d’un petit format carré sur papier artisanal très difficile à travailler car il boit beaucoup l’eau, ce qui est une gageure pour moi car je travaille en majorité sur surfaces sèches, ce qui oblige même sur de si petites surfaces à attendre longtemps avant de passer plusieurs couches. C’est ce qui explique que, même si les aquarelles sont petites, elles prennent beaucoup de temps, voire même plus de temps si elles sont très petites (proportionnellement). A noter que sur des papiers à fort grammage, je peux être amené à passer jusqu’à 6-7 couches différentes sur une même surface avant d’avoir obtenu la teinte et le rendu voulu. 

C’est le cas notamment sur l’aquarelle en tiptyque égal intitulée ‘les toits de Blois

Blenheim Palace : la demeure des Churchill

Blenheim Palace Fountain

Blenheim Palace Fountain

Je reprends sur ce blog après quelques mois d’interruption et avec plein de nouveaux projets dont nous verrons les jalons ici même au fur et à mesure de leur réalisation. Depuis quelques semaines j’ai en effet repris les pinceaux de façon assez active, afin de préparer Aquarella 2009 qui aura lieu à Rueil Malmaison, le 1er dimanche de Septembre, sur les berges de la Seine comme tous les ans

Première de la liste, voici cette vue à l’aquarelle – longtemps repoussée, mais gardée précieusement en projet – d’une fontaine du palais de Blenheim en Angleterre (format carte postale).

Blenheim Palace est la « demeure du 11ème duc de Marlborough (que les Français connaissent bien grâce à la chanson ‘Marlbrough s’en va-t-en guerre’ et dont vous verrez les vers et l’origine ici) et le lieu de naissance de Sir Winston Churchill » si l’on en croit le site web de Blenheim Palace. Le palais est sis dans le comté d’Oxfordshire, au nord-ouest d’Oxford.

Le palais est une demeure du début du 18ème siècle, construite par le duc, est « installé dans 850 hectares d’un superbe parc paysager créé par ‘Capability Brown' » et est entouré de vastes pelouses, de jardins ordonnés et d’un superbe lac ».  

J’ai choisi ici de tourner le dos à ces superbes parcs paysagers et de me focaliser sur cette superbe fontaine à Atlantes dont le fond turquoise est resté bien présent en ma mémoire. Pour les visiteurs dont l’âme serait touristique, je conseille la vue la plus célèbre du palais avec le pont qui domine la rivière et dont voici la photographie (en haut) http://www.blenheimpalace.com/thepalace/untoldstory/)

volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, « pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée » (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe – l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps – pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)

Ecoute d’Henri de Miller à Ste Eustache

Petite Ecoute de Miller aux Halles de ParisLa représentation aquarellée de la tête du sculpteur Henri de Miller intitulé « l’écoute » qui est installée dans le jardin des halles à Paris à la sortie de l’église Saint-Eustache, est maintenant terminée.

Peu d’informations sur ce sculpteur dont on peut voir cependant quelques réalisations ici:

 

nouveautés et nouveautés en préparation

la course cycliste à Crécy la ChapelleAprès avoir terminé la course cycliste à Crécy la Chapelle, une petite ville de Seine et Marne, je prépare une nouvelle aquarelle de mes chroniques parisiennes dans un format plus grand (23x13cm) avec la tête d’Henri de Miller (1986).

Cette statue est installée devant l’église de Saint Eustache dans le jardin des Halles. l'écoute d'Henri de Miller

Je livre ici mes quelques essais et tâtonnements calligraphiques sur le titre, où j’ai intégré une oreille dans le « E » de l’écoute (le nom de la statue). Et comme j’éprouve une sérénité nipponne à la pensée de ce dessin, je vous offre quelques instants de bonheur musical avec l’écoute de ce morceau de Joji Hirota, reminiscences II issu de son album ‘The Gate’.

achetez le disque de Joji Hirota en cliquant ici

peintures d’été en Ariège

La verrière de Mme Cointre dans le village d’Augirein dans l’AriègeVoici en cette fin d’été pluvieux (joli euphémisme), quelques peintures récentes réalisées en quelques jardins de l’Ariège. Tout d’abord à gauche, la verrière de la véranda de la maison de nos amis Catherine & Jean-Michel, dans le village d’Augirein (à la limite des hautes Pyrénées, en bas du col de Portet d’Aspet).

Il s’agit d’une très jolie maison, dans le village d’en bas, où nous avons trouvé refuge pendant les travaux de notre maison du hameau de Terrefête, alias l’atelier.

détail de la verrière de Madame Cointre à Augirein

Cette verrière en verre coloré, du début du siècle, permet un jeu de lumières intéressant, avec les plantes non placée immédiatement et rien n’y fit. Voir sur la droite le détail qui montre le caoutchouc, en trois états différents, derrière une vitre bleue, jaune-vert, et transparente.

Le jardin de Léran en AriègeAutre dessin, autre jardin, en un autre lieu. Il s’agit ici du jardin de la maison de nos amis Françoise et Nicolas de Léran, près de Mirepoix, toujours dans l’Ariège mais cette fois-ci à l’extrême Nord-Est du département, tout près de l’Aude. Encore une très belle maison, et un superbe jardin, avec un décor très différent du précédent. Point de verrière ici, mais un paysage touffu, une sorte de jungle semi-urbaine, dans un ensemble très poétique et empreint de sérénité.

la villa Hallé depuis la nouvelle maison du 38bis rue Hallé

la villa Hallé depuis la nouvelle maison du 8bis rue Halléet voici la nouvelle aquarelle du quatorzième, annoncée dans le précédent post.

je livre ici – sur la gauche – en brut de fonderie le premier crayonné.

le sujet en est la villa Hallé, prise depuis la fenêtre de la nouvelle maison d’architectes du 38 bis rue Hallé que l’on peut encore visiter.

c’est un petit format (17cm x 12cm pour le dessin uniquement, sur une page de taille standard 18cm x 26cm sur papier Arche grain torchon 100% coton sans acide) destiné à rentrer dans un cadre cartonné existant.

le travail sur l’aquarelle de la villa Hallé petit format 2

(photo de gauche: le travail de précision se fait au pinceau en poil synthétique, moins fort en réserve d’eau que les véritables pinceaux à aquarelle,mais indispensable pour les petites surfaces)

La phase 1 de l’aquarellage de la villa Hallé

voici à droite la première version de l’aquarellage de cette pièce. certains éléments y sont restés en blanc afin d’évaluer ultérieurement les meilleures couleurs à y associer. les éléments très sombres les ombres chinoises (notamment l’arbre sur la droite) qui seront peints à la sépia seront coloriés dans la phase deux. à ce stade, je n’ai pas encore décidé de réhausser ou non certains éléments de l’aquarelle à l’encre de Chine.

le travail sur l’aquarelle de la villa Hallé petit format 1(photo de droite, travail sur les finitions dans une des dernières phases du travail. en dehors du pinceau synthétique pour les détails, j’utilise exclusivement les pinceaux à aquarelle Raphaël et en particulier, pour les grandes et très grandes surfaces, les superbes pinceaux aqualine qui ne font pas mal aux doigts car le bas du pinceau est recouvert de caoutchouc très confortable)

La phase 2 de l’aquarellage de la villa Hallé - petit formatvoici à gauche la deuxième phase de l’aquarellage de la villa Hallé, où les blancs ont été remplis, à quelques exceptions près. on n’a pas encore à ce stade rentré les ombres. j’ai ajouté aussi à ce stade les touffes d’herbe sur le pavé de la villa. l’arbre a été colorié, et j’ai foncé les toits quelques fois en plusieurs couches de peinture. dans ma technique, jamais de mélanges de couleurs sur la palette (c’est un parti pris qui me permet de préserver la pureté des couleurs d’origine. j’utilise peu de teintes différentes, en aquarelles en tube exclusivement, de préférence Lefranc & Bourgeois, quand on arrive encore à les trouver ce qui est rare, sinon Winsor & Newton ou Dailer Rowney et exceptionnellement Van Gogh).

La phase finale de l’aquarellage de la villa Halléet pour finir sur la droite, la troisième et dernière phase de cette aquarelle. dans cette phase, les touches finales sont ajoutées, les couleurs assombries dans les arbres de gauche (afin d’atténuer une tache top claire au milieu) en superposant les couleurs en plusieurs couches. comme je refuse les mélanges sur la palette, toutes les associations se font directement sur la feuille, soit dans l’humide, soit après séchage. en principe, les associations de couleurs se font du clair vers le foncé, ce qui est la méthode classique, mais il m’arrive souvent de faire l’inverse. il m’arrive également d’estomper après séchage. il n’est pas vrai que l’aquarelle n’est pas retouchable. on entend souvent cet argument, mais c’est en effet plus difficile de retoucher la peinture à l’eau que la peinture à huile. il n’est pas vrai non plus de dire que la peinture à l’eau est plus facile. et d’ailleurs cela ne veut rien dire tant il existe de techniques. il m’arrivait souvent – surtout au début de ma pratique – de réhausser les aquarelles à l’encre de Chine, mais je le fais moins ces temps ci. il n’est pas impossible que j’y revienne cependant.

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