HDR : premier essai

Je me suis lancé dans le HDR ! mais non je vous rassure, cela ne fait pas mal. Le HDR ou « High Dynamic Range » (spectre dynamique large) est une technique numérique très prisée en ce moment et qui consiste à superposer plusieurs expositions d’une même photo afin d’obtenir un effet particulièrement saisissant, que l’on ne peut pas obtenir naturellement. Exemple avec ce coucher de soleil dramatique à Cheverny, dans le Loir et Cher

de l’album 11-travel-France

Je vous avais prévenu, la scène est considérablement dramatisée. En fait ce n’est pas si compliqué que cela, même si au départ, on peut se demander comment faire.

Le principe est simple (je schématise) :

  1. vous prenez une scène qui se prête au HDR (nuages, photo de nuit avec des lumières, coucher de soleil, scène naturelle fortement contrastée ex: montagne ocre sur un ciel bleu etc.)
  2. sur un pied de préférence ou en bracketing…
  3. en série de 3 ou 5 photos par pas de +/- 2 ou 1 (le plus simple est un bracketing de 1 photo normalement exposée, 1 à -2 et une à +2)
  4. vous shootez de préférence en format RAW
  5. vous importez vos photos dans Lightroom 3
  6. vous téléchargez le plug in de HDRsoft photomatix (ce sont les meilleurs et en plus ce sont des Français !)
  7. vous sélectionnez les 3 photos en même temps, cliquez à droite de la souris et exportez vers photomatix
  8. et hop ! il suffit de choisir le réglage (preset)que vous préférez ou d’en bricoler un à vous
  9. vous la mettez en ligne et impressionnez les amis.
Attention de ne pas en rajouter trop sinon vous aurez tendance à en faire trop et à produire des photos criardes et sans intérêt. Celle du dessus n’est pas le meilleur exemple, mais je vais m’appliquer à en produire d’autres.
>> Je conseille également l’excellent dossier de Janvier de Compétence Photos

le bourdon

C’est une de mes favorites, prise à Chaumont cet été, lors de la fête des jardins. Au 300 mm, et au 60 ème de secondes, donc  à un moment où le bourdon devait retenir – et moi aussi – sa respiration. Il est très légèrement flou, mais c’est encore plus beau à mon avis. J’aime bien le bokeh en arrière plan et les quelques étamines violettes qui sont super nettes avec cette très petite profondeur de champ. Données techniques complètes ici. Photo non retouchée, en format brut de décoffrage.

From animals/animaux

[Fr] Les toits de Blois no.2 – étapes 4 & 5

Nous approchons de la fin de cette aquarelle avec les étapes 4 et 5 qui précèdent les finitions. Certaines parties nécessitant elles-mêmes de nombreux passages ne sont pas comptabilisées comme étapes à part.

Je prépare déjà l’aquarelle suivante qui sera également une sucession de toits (en nocturne) et un prolongement de «St Jacques au réveil».

voir la série des « toits de Blois » sur le blog de l’antimusée

les toits de Blois

les toits de Blois - dans l'étape 4

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Posted via email from Yann A Gourvennec

volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, « pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée » (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe – l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps – pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)

Blois: rue Pierre de Blois à l’aquarelle

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisVoici la petite dernière, un exercice de classicisme à l’aquarelle. Je livre ici les trois étapes du processus, à l’exception de l’étape préliminaire du dessin, pourtant très importante, qui a été omise ici. Les principales caractéristiques de ce dessin en sont le travail sur la perspective; marquée à gauche par les fuyantes du bâtiment principal, à droite l’escalier et le bâtiment de l’arrière-plan (marqué par son toit). Devant, pour apaiser le tout, les perspectives plates de la passerelle, et du bâtiment du fond derrière les buissons.

Le sujet en est la maison emblématique de la ville de bois, dans la ville haute, en contrebas de la cathédrale, dans la rue dénommée Pierre de Blois (il ne s’agit pas d’un personnage, mais de la pierre du pays, un beau calcaire qui blanchit avec le temps, et probablement même d’un bloc de cette pierre qui obstruait la rue, mais qui est maintenant enlevé). Cette maison, au numéro 13 de la rue Pierre de Blois, est également communément appelée maison de Denis Papin (il n’est pas sûr que Denis Papin y ait jamais habité).

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisL’étape numéro un, consiste a apposer les couches de fond, de la manière classique, c’est-à-dire toujours depuis le plus clair vers le plus foncé. Au moment où cette photographie a été prise, on avait déjà ajouté les premières ébauches des pans de bois de la passerelle et du corps principal du bâtiment.

L’étape numéro deux, représente la phase suivante de l’aquarellage de la pièce, c’est-à-dire l’application des couleurs supplémentaires et des premières ombres, ce qui commence à ce stade à donner un peu de profondeur à l’image. On notera que les zones de détail (espace derrière les fenêtres notamment) ont été laissées en blanc à ce stade.

première phase d'aquarellage de la rue Pierre de BloisLors de la dernière et troisième étape, nous avons ajouté les troisième ou quatrièmes couches de couleur, les ombres, et les zones de lumière à l’intérieur des ombres, les détails derrière la fenêtre, ainsi que le titre et la signature à l’encre de Chine sépia, calligraphiée à la plume D Leonardt

L’anecdote amusante du jour est que l’aquarelle sera bientôt exposée dans la maison elle-même au 13 rue Pierre de Blois.

les toits de Blois et quelques réflexions sur la photographie et la peinture

cliquer pour agrandirVoici ce que j’écrivais en peignant les toits de Blois (cliquer sur la vignette ci-dessus pour l’agrandir).

« Je n’ai pas peur de la photographie. C’est une alliée, une amie, une complice. Peu importe que mon point de départ soit une photographie, le résultat final n’aura dans tous les cas rien à voir avec elle. Quand bien même c’était le cas, mon but est tellement et tout naturellement éloigné de cet acte de ressemblance que la question ne se pose pas. C’est juste un moyen de rester plus longtemps en contemplation, figer l’instant d’observation.  » Note pour le triptyque égal Les toits de Blois 29 mai 2005.