le kiosque de la place des Vosges

Non, il n’y a pas que DSK place des Vosges, il y a aussi un bien joli parc avec ce kiosque, à la sortie Nord et une bien jolie lumière que j’ai voulue capturer en ce glacial après midi de Février. Et puis il y a aussi des statues moustachues, quasi irréelles, qu’on croirait sorties d’un carnet à croquis de Walt Disney ou Pixar.

From Paris/Ile de France

la statue équestre de Louis XIII au milieu de la place des Vosges. Voir cet autre cliché intéressant, probablement traité via la technique HDR, qui permet à la fois un rendu précis des ombres et des lumières.

From Paris/Ile de France

vue globale du square (cliché HDR, superposition de 3 expositions différentes afin de faire ressortir toutes les nuances). Ce traitement HDR assez conservateur et non exagéré dans les contrastes permet de montrer la puissance de cette technique quand on n’en abuse pas.

From Paris/Ile de France

photographies : thèmes gratuits pour Windows 7

C’est nouveau et ça vient de sortir ! Des thèmes gratuits pour Windows 7 : il s’agit d’économiseurs d’écrans qui reprennent certaines de mes photos (http://bit.ly/picasayann) et les regroupent en un seul fichier. Comment les installer ? Rien de plus facile, une seule étape, un seul clic et vous aurez un superbe économiseur d’écran Windows 7 sur votre PC et tout ça absolument gratuit !

procédure d’installation simplifiée

  1. cliquez sur l’image ci-dessus ou sur le lien http://antimuseum.online.fr/screensavers
  2. choississez un thème (exemple : prenons le premier sur la liste http://antimuseum.online.fr/screensavers/antimuseumartystuff.themepack) le fichier se télécharge
  3. exécutez le fichier en cliquant dessus (par exemple dans Google Chrome, le fichier téléchargé apparaît en bas et à gauche de votre navigateur (voir l’exemple ci-dessous)
  4. le thème s’exécute tout seul et votre fond d’écran est mis à jour automatiquement !

HDR : premier essai

Je me suis lancé dans le HDR ! mais non je vous rassure, cela ne fait pas mal. Le HDR ou « High Dynamic Range » (spectre dynamique large) est une technique numérique très prisée en ce moment et qui consiste à superposer plusieurs expositions d’une même photo afin d’obtenir un effet particulièrement saisissant, que l’on ne peut pas obtenir naturellement. Exemple avec ce coucher de soleil dramatique à Cheverny, dans le Loir et Cher

de l’album 11-travel-France

Je vous avais prévenu, la scène est considérablement dramatisée. En fait ce n’est pas si compliqué que cela, même si au départ, on peut se demander comment faire.

Le principe est simple (je schématise) :

  1. vous prenez une scène qui se prête au HDR (nuages, photo de nuit avec des lumières, coucher de soleil, scène naturelle fortement contrastée ex: montagne ocre sur un ciel bleu etc.)
  2. sur un pied de préférence ou en bracketing…
  3. en série de 3 ou 5 photos par pas de +/- 2 ou 1 (le plus simple est un bracketing de 1 photo normalement exposée, 1 à -2 et une à +2)
  4. vous shootez de préférence en format RAW
  5. vous importez vos photos dans Lightroom 3
  6. vous téléchargez le plug in de HDRsoft photomatix (ce sont les meilleurs et en plus ce sont des Français !)
  7. vous sélectionnez les 3 photos en même temps, cliquez à droite de la souris et exportez vers photomatix
  8. et hop ! il suffit de choisir le réglage (preset)que vous préférez ou d’en bricoler un à vous
  9. vous la mettez en ligne et impressionnez les amis.
Attention de ne pas en rajouter trop sinon vous aurez tendance à en faire trop et à produire des photos criardes et sans intérêt. Celle du dessus n’est pas le meilleur exemple, mais je vais m’appliquer à en produire d’autres.
>> Je conseille également l’excellent dossier de Janvier de Compétence Photos

abstraction à la défense

Il fut un temps, assez ancien maintenant, où l’abstraction était réservée à la peinture, comme pour échapper à la nouvelle discipline qui elle était réservée à la capture du réel. Mais la photo permet souvent d’aller encore plus loin dans l’abstraction que la peinture. Ici on trouvera un mélange de photos véritablement abstraites ou simplement graphiques, comme celle ci-dessous. Cette série fut prise cet après midi à la défense, le quartier d’affaires de Paris.

Album defense-14012012

balade dans le Paris « authentique »

J’aime le Paris brut de décoffrage des passages du 10ème et du 2ème arrondissements. Je suis né dans le 10ème, mais je ne l’ai pas connu dans les années 60 (ici pour voir ce qu’il en était en 1855 – et où l’on découvre que la Noblesse habitait là … avant la déchéance). Avec peu d’efforts d’imagination on voit bien à quoi ça devait ressembler. Encore aujourd’hui, en se promenant au bout de la rue du Caire, on se croirait dans une réplique locale de la capitale égyptienne. Ici j’ai été frappé par le toit qui affecte un revêtement en zinc haut de gamme, comme dans les beaux immeubles, et qui laisse apparaître quelques faiblesses de construction. Ici et là un vasistas bancal émerge … Données EXIF ici.

de l’album 11-passagesparis-111211

Saint Jacques la nuit – étude

Saint Jacques la nuit - étude

Voici une étude sur un thème connu : le quartier Saint Jacques, déjà traité plusieurs fois, sujet qui me semble néanmoins inépuisable tant il recèle de richesses, aussi bien en thèmes, en couleurs qu’en personnages – réels ou inventés – derrière leurs fenêtres.

Un format de 10 cm x 10 cm pour cette étude sur papier Moulin de Larroque.

 

Illustration du poème de John Betjeman Devonshire Street, W1

John Betjeman - under a mackerel sky

... under a mackerel sky

Il s’agit une petite rue à la perpendiculaire de Marylebone au nord d’Oxford Street en plein cœur de Londres. John Betjeman, célèbre poète du XXe siècle et même de l’après-guerre, notamment connu pour ses traits d’humour, m’a particulièrement touché par ce poème marqué empreint de fatalisme, qui raconte l’histoire d’un homme dont la fin est annoncée, inéluctable. Radiographie sous le bras, accusatrice, impitoyable, il tient sa femme par la main et regarde la maison d’en face, hautaine, immobile, qui montre ses cheminées de briques se détachant sur un ciel tacheté comme la peau d’un … maquereau ! L’incongruité de la métaphore, m’a encouragé à réaliser ce dessin pour ce poème qui traite presque légèrement un sujet aussi grave, aussi banal, sujet de qui nous revient hélas si souvent en ce moment.

Betjeman a été souvent décrié comme étant un poète ‘léger’, un auteur  qui serait le « poète idéal pour la Reine mère« , mais c’est sans considération pour cette image de marque que, presque par hasard, en parcourant l’anthologie poésie britannique de l’après guerre d’Edward Lucie Smith, j’ai choisi ce poème qui m’a touché par sa simplicité et néanmoins la richesse de son thème, tout en restant léger (à la fin, la vie continue quand même, avec le choix quasi dérisoire du bus ou du métro). L’analyse de Minstrels sur le poème est très juste, ne la ratez pas.

Du point de vue pictural, quelques nouveautés avec de nouvelles couleurs maison, un vermillon français destiné – en lavis opaques et successifs – à rougir les maisons de brique et une terre verte bricolée par mes soins aussi (la couleur en bas de page) qui s’est révélée assez bizarre aussi bien dans sa tenue que son rendu mais qui a produit un effet de moiré bizarre et quasi irréel qui m’a plu et que j’ai décidé de garder.

DEVONSHIRE STREET, W1
The heavy mahogany door with its wrought-iron screen
  Shuts. And the sound is rich, sympathetic, discreet.
The sun still shines on this eighteenth-century scene
  With Edwardian faience adornment -- Devonshire Street.

No hope. And the X-ray photographs under his arm
  Confirm the message. His wife stands timidly by.
The opposite brick-built house looks lofty and calm
  Its chimneys steady against the mackerel sky.

No hope. And the iron knob of this palisade
  So cold to the touch, is luckier now than he
"Oh merciless, hurrying Londoners! Why was I made
  For the long and painful deathbed coming to me?"

She puts her fingers in his, as, loving and silly
  At long-past Kensington dances she used to do
"It's cheaper to take the tube to Piccadilly
  And then we can catch a nineteen or twenty-two".

	-- John Betjeman