autres cyclopes

séries d''aquarelles sur le cyclope de Jean TinguelyJe me suis lancé dans une série de représentations du Cyclop’ de Jean Tinguely, auquel j’ai déjà fait référence sur ces pages dans un post précédent sur dans la bouche du cyclope et qui rappelle l’histoire de cet anti-musée du sculpteur Suisse.

Ainsi, à gauche une aquarelle format carte postale (10cmx15cm) augmentée de touches d’encres argentée et dorée qui réhaussent le côté énigmatique de la statue.

Sur la droite un tout petit format (10cmx10cm) qui décrit le wagon du cyclope, un wagon similaire à ceux de l’opération nuit et brouillard même si selon les indications que j’ai reçues il s’agit juste d’un wagon de même format et de la même époque mais qui n’aurait pas servi à la déportation. Le wagon est là comme un élément essentiel de cet anti-musée, qui montre l’illogisme du monde, son caractère surréaliste.

Cyclope

A un meurtre surréaliste, un monument impossible, impensable semble répondre. Ceci n’est pas sans nous rappeler le mythe de Sisyphe que nous avons décrit précédemment également. Il existe enfin une dernière représentation de l’absurde (non représentée ici), à savoir cette machine infernale à faire rouler des billes d’acier dans tous les sens et qui ne sert absolument à rien, elle aussi témoin de l’absurdité du monde (toujours dans le format 10cmx10cm).

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dans la bouche du cyclope: l’anti-musée de Jean Tinguely

Le Cyclope de Jean Tinguely, photo d'ensembleLe Cyclope (ou Cyclop) de Jean Tinguely (photo de gauche, photo par l’antimusée) est une sculpture monumentale de l’artiste Suisse et de son épouse, la sculptrice franco-américaine Niki de Saint Phalle.

Il s’agit d’une statue de 22 mètres de haut, de 300 tonnes d’acier et qui est en fait l’œuvre collective de 15 artistes internationaux dont Niki de St Phalle, César, Arman, etc. Débutée en 1969, sa construction a pris plus de 10 ans et son achèvement 10 ans supplémentaires.

Yann Gourvennec - AquarellisteLa sculpture surtout n’est pas un monument figé, mais un ‘anti-musée’, un musée de la vie, en perpétuel mouvement, en perpétuel changement.

De la bouche du cyclope jaillit de l’eau, à intervalle régulier une machine infernale se met en branle afin de faire circuler d’énormes billes d’acier.

la phase 1Cette machine est un symbole du mouvement erratique et illogique du monde. La machine bouge, mais son but est incompréhensible. Dans la tête du cyclope on trouve aussi une pièce de théâtre absurde avec un (faux) marteau qui enfonce une bouteille dans une table de façon répétitive et infinie.

la phase 2Et enfin, les milliers de morceaux de verre collés sur la structure de la statue par Niki de St Phalle, reflètent la lumière dans sa diversité sans cesse renouvelée.

la phase 3Il ne s’agit donc pas d’une statue au sens étymologique du terme (personne insensible) mais bien d’un anti-musée, de l’anti-thèse d’un monde figé sur son passé.

J’ai inséré les différentes phases de cette mini aquarelle [10cmx10cm] qui montre les visiteurs de la statue (car elle se visite, ce qui ajoute encore à son caractère vivant), dans la gueule du cyclope.

 

Le Cylcop(e) est visible dans la forêt de Milly la Forêt, près de Fontainebleau. Le nombre de visiteurs est limité pour ne pas détériorer la statue et pour des raisons de sécurité. Elle n’est pas ouverte toute l’année : voir les accès et les horaires sur le lien ci-dessous sur le site Art Public.