Une « villa » à Paris (N&B)

 

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Les provinciaux (pas de racisme, je suis un provincial pur jus) qui débarquent comme moi à Paris sont souvent surpris par le vocabulaire, qui renforce cette impression que « Paris n’est pas la France ». Une « Villa » dans le jargon parisien est une impasse privatisée, souvent du 19ème siècle, ou un ancien programme immobilier dont l’accès est privé. En général, il est difficile d’y rentrer, sauf à être poli et bien élevé ou à profiter de la porte ouverte, c’est selon. Ici, Villa Adrienne à Paris près de Denfert Rochereau. Juillet 2013

vieux immeubles se reflétant dans des immeubles modernes

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Voilà un sujet qui m’obsède pas mal en ce moment, notamment dans mon travail photographique (voir ci-dessous).

C’est un peu comme dans “Mon Oncle” de Jacques Tati, où le cinéaste opposait – de manière assez caricaturale d’ailleurs – le Paris moderne et déshumanisé, propre et sans culture – au Paris crasseux (qui n’a pas complètement disparu d’ailleurs) – mais idiosyncratique, sympathique et bien de chez nous.

Sauf que là, le moderne et l’ancien se mêlent. On peut le déplorer – comme je le lis souvent dans les feuilles de chou du 14ème – ou simplement regarder les réflexions des bâtiments les uns dans les autres, une façon d’accepter le moderne et l’ancien, sans les opposer, en voyant ce qu’il y a de mieux dans les deux.

réflexion d’immeubles à Port Royal

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la cathédrale de Reims se reflétant dans la médiathèque ultra moderne
j’aime particulièrement les chauve-souris qui sont cachées sur la façade et qu’on voit à deux endroits. Arriverez-vous à les trouver ?
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Tryptique – St Jacques le jour – aquarelle

J’ai repris les pinceaux. En effet, notre livre « les médias sociaux expliqués à mon boss » a été remis à l’éditeur et j’ai enfin le loisir de faire autre chose que travailler.

Nissim de Camondo

Nissim de Camondo

Au menu aujourd’hui, le musée Nissim de Camondo, rue de Monceau , dans le 8ème arrondissement (un musée dépendant des Arts Décoratifs) : une belle demeure hantée par la tristesse d’une famille d’abord frappée durement en 1917 (mort au combat de Nissim de Camondo, fils de Moïse), puis en 1943 avec la déportation du reste de la famille, Béatrice (soeur de Nissim), son mari et ses 2 enfants. Ne restent plus que les meubles et les décorations du 18ème siècle, légués à la France à sa mort par Moïse, dans cet hôtel à la fois bizarre et esthétique, mélange de goût classique et de modernisme des années 1915 à 1930. La cuisine de l’hôtel de Moïse de Camondo est absolument époustouflante. Voir aussi cette superbe galerie de photos présentée par le musée Camondo.

Aujourd’hui aussi, la fin de cette aquarelle commencée il y a bien longtemps, et finie seulement en ce 23 janvier 2011. Une vue, cette fois ci de jour, du quartier Saint Jacques en tryptique. Mon regard se perd en observation de ce paysage urbain, qui ne bouge plus et qui pourtant est sans cesse renouvelé, selon l’heure du jour ou sa lumière.

A venir, un toit de la rue d’Assas, puis une autre vue de Saint Jacques, en fin d’après midi, un jour d’orage … 2 de mes thèmes de prédilection, qui se rejoignent. A suivre … je retourne à mes pinceaux !