volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, « pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée » (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe – l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps – pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)

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