Orphée charmant la Sirène

J’ai capturé cette scène au Musée des Beaux-Arts de Rouen et j’ai tout de suite aimé le contraste entre cette belle statue classique en marbre blanc (Orphée charmant la Sirène d’Emmanuel Hannaux 1855-1934; voir comment Orphée s’est débarrassé des Sirènes ici) et le fond moderne rayé de bleu et de noir.

La roche Guyon en cinemascope

La Roche Guyon, pour ceux qui ne connaissent pas encore, est un village du Vexin français, à 1 heure à peine à l’Ouest de Paris, aux limites de la Normandie. Le village – hormis une publicité gratuite par Edgar P Jacobs dans un des albums de Blake & Mortimer – est célèbre du fait de son château du 18ème siècle construit au dessus d’un château fort, dont un tunnel creusé dans la craie sur près de 200 mètres en ligne droite et en pente raide, mène à un donjon surplombant la superbe vallée de la Seine.

Voici quelques photos prises sur place, dont les 2 premières font appel au procédé dit “HDR” qui permet un rendu particulièrement réaliste des couleurs et des détails :

cliché HDR de la vallée de la Seine: 12-rolleboise-01mai2012
cliché HDR du château par un beau jour de printemps From 12-HDR pictures
le château depuis le donjon au-dessus: 12-rolleboise-01mai2012

l’écume des jours

Que faire au Havre par un Dimanche matin, pluvieux, venteux et pas trop chaud? Prendre des photos de l’écume par exemple. Dans ce cliché de la vague au moment de son arrivée sur la plage, on voit clairement – comme figée dans le temps – l’écume suspendue dans l’air un bref instant, capturée au 800ème de seconde.

Un léger filtre automatique de noir & blanc a été appliqué via Lightroom afin de faire ressortir les détails, ainsi qu’un recadrage pour éviter les portions inutiles du plan et se focaliser sur l’écume en train de se former. Données EXIF complètes ici.

Depuis l’Album 11-lehavre271111

volcan, roses et sisyphe

Le volcan du Havre 3 mini aquarelles [10cmx10cm] qui sortent à peine de mon atelier.

La roseraie Blésoise (Blois)

Le volcan du Havre (gauche), l’œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer,

La roseraie de Blois (droite),

Et enfin, plus allégorique et surréaliste, un Sisyphe au repos (en bas).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le mythe, Sisyphe est le fils d’Eole. Il s’est montré suffisamment malin pour déjouer la mort elle-même qu’il enchaîna afin qu’elle ne pût l’emmener aux enfers. En punition, « pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’en haut d’une colline alors qu’elle redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet, tel que raconté dans l’Odyssée » (source Wikipedia).

Sisyphe au repos (Mythe Grec)

Mais surtout, le Mythe de Sisyphe est le titre d’un livre d’Albert Camus, son premier essai philosophique , où l’auteur insiste sur l’absurdité du monde et de la condition humaine d’où la comparaison avec ce héros absurde. Malgré cela, Camus y établit que la vie, malgré l’absurdité de son destin, vaut quand-même la peine d’être vécue. C’est ce que j’ai imaginé ici. Sisyphe – l’homme d’aujourd’hui, mais aussi celui de tout temps – pousse sa pierre, mais il prend le temps de souffler avant de recommencer à la hisser en haut de cette colline (ce qui est en soi déjà absurde puisqu’il n’est pas censé s’arrêter). Il sait que cela ne sert à rien, que ce jeu est absurde, mais il s’y prête, presque par plaisir, un peu comme ces sportifs qui tournent en rond dans des exercices inutiles mais qui y trouvent néanmoins une portion de plaisir.

« La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe)

le chat dans la vitrine à Douvres

White-legged shopwindow cat in DouvresNon, vous n’avez pas la berlue, vous avez bien lu ‘Douvres’ mais il ne s’agit pas de ‘Dover’ en Angleterre, mais de son homonyme normand, Douvres la délivrande, au-dessus de Caen. La ville est surtout célèbre pour sa jolie pharmacie art nouveau et son imposante église, mais ce qui a attiré mon attention ce dimanche de Pâques dernier où nous étions revenus dans la région, ce sont les chats qui prenaient le soleil dans les vitrines et sur les pas de porte.

Corner CatEn voici un, à l’étalage d’une drôle de boutique qui exposait un joli tableau mais dont l’objet commercial reste inconnu.

Peut-être s’agissait-il d’une boutique de chats, et qu’on pouvait y choisir son futur animal de compagnie ? Cette image renvoie à une autre image de chat, plus ancienne celle-là, aperçu au détour d’une rue en Tunisie, au coin du toit d’un bâtiment.

J’en ai d’ailleurs fait faire une carte postale qui sera montrée à Montigny le Bretonneux avec 7 autres motifs retenus, les 6 et 7 Octobre (voir ici les détails de l’exposition). Le chat de Douvres sera également présent.